Histoire du Pérou

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A. Bertrand, 1840 - 331 páginas
 

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Página 247 - ... forteresses qu'ils nomment atabancas , et dévorèrent même quelques Portugais qui tombèrent entre leurs mains. Après avoir tout dévasté , les Manes se préparèrent à tourner leurs armes contre les Souzas qui , comme on l'a dit , habitent dans l'intérieur. Les Manes réunirent pour les attaquer l'armée la plus considérable que l'on eût encore vue dans ce pays. Ils avaient avec eux un Portugais, nommé Salvador Homen da Costa, très-habile arquebusier. Les Souzas de leur côté marchèrent...
Página 28 - ... se distingua plusieurs fois à la tête des armées. Depuis cette époque, Mayta-Capac n'entreprit aucune guerre; ce qui lui valut la réputation d'un prince doux et pacifique. Le règne de ce prince est remarquable par l'influence qu'exercèrent à cette époque les magiciens et les astrologues. Il ne sera donc pas hors de propos de dire ici quelques mots sur le commerce que les prêtres du Pérou avaient avec le démon. Il remonte à la plus haute antiquité ; mais comme le souvenir en est...
Página 60 - ... duire l'hiver , et de se rapprocher pour ra» mener le printemps ; il n'est donc pas tout» puissant, car il n'aurait pas besoin d'aller » et de venir, ni de quitter son trône, en » supposant qu'il en ait un. Mes frères et mes « pères , cherchez quel est celui qui com...
Página 87 - J'expliquerai seulement maintenant pourquoi ces princes régnèrent si peu de temps, car plusieurs ne régnèrent que deux ans et aucun plus de douze. Ils observaient à leur avénement des jeûnes si sévèresetqui les affaiblissaient tellement, qu'ils ne pouvaient jamais recouvrer la santé, et succombaient même souvent pendant la durée de cette inutile pénitence. C'est ainsi que les frères succédaient aux frères et que tous devenaient la victime du démon. L'armée des Ingas vainquit les...
Página 75 - III, cli. xvi. ramena de cette expédition un grand nombre de prisonniers dont la peau était noire , beaucoup d'or et d'argent , un trône en cuivre et des peaux d'animaux semblables aux chevaux. On ignore tout à fait dans quelle partie du Pérou ou des mers qui baignent ses côtes il aura pu trouver de semblables objets. Tout ce que je puis dire , c'est que dans l'année...
Página 124 - ... prisons si terribles que leur nom seul faisait trembler ses sujets d'épouvante. Il fit creuser à Sanga-Cancha des souterrains qui contenaient tant de détours et de corridors, que l'on eût dit qu'il voulait imiter le séjour du Minotaure de Crète : on n'y marchait que sur des cailloux aigus; ils renfermaient des lions , des tigres et des ours; sur le sol rampaient des vipères, des serpents et des crapauds. Tous ces animaux y avaient été apportés des montagnes pour effrayer les criminels....
Página 117 - ... composé de morceaux de bois odoriférants et trèsbien travaillés, devant les images du Soleil, du Tonnerre, de l'Éclair et des autres idoles. Les fêtes se terminaient par des danses nombreuses que l'on nommait Capac-raymi. Pura Opiaquiz ou Camay (janvier ). I1 y avait aussi de grandes fêtes et de nombreux sacrifices.
Página 139 - Il ordonna qu'on placât dans le ventre de cette statue l'arrière-faix qu'elle avait rendu en le mettant au monde, car c'était l'usage de le conserver quand une princesse mettait au monde un enfant mâle. Il y fit déposer une quantité d'or et d'argent. Les parois intérieures de ce palais étaient ornées d'une quantité d'ouvrages en marqueterie de mullu, espèce de coquillage de mer dont on fait dos colliers, et dont la couleur ressemble au plus beau corail.
Página 3 - ... cachaient leurs idoles qu'ils allaient invoquer dans le besoin. Ils adoraient aussi le tonnerre, les éclairs et les étoiles les plus brillantes. Dans quelques provinces, ils avaient des confesseurs auxquels ils avouaient sans réserve toutes leurs fautes, et qui leur imposaient une pénitence (i). Ils avaient soin de brûler les vêtements qu'ils portaient quand ils avaient commis le péché. Les anciens habitants du Pérou n'avaient pas de sacrifices cruels comme en ont eu les autres nations....
Página 6 - Sermon ix, p. i00) une tradition d'après laquelle il était tombé du ciel trois œufs, en or, en argent et en cuivre ; que du premier sortirent les Curacas, ou chefs, du second les nobles, et du troisième la masse du peuple.